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| | | Harry Potter Et Le Cercle Maudit | |
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| Auteur | Message |
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Mahee

Nombre de messages: 305 Age: 25 Date d'inscription: 02/08/2006
 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Jeu 3 Aoû - 23:26 | |
| Harry Potter et le Cercle MauditChapitre XXIII : Vif d’Horreur (4e Partie) Malefoy regarda Harry avec des yeux horrifiés. Il n’avait même plus le courage de parler. Harry se coucha sur le manche de son balai et tendit la main vers Drago. Il n’était plus qu’à un mètre de ce dernier. Lorsqu’il s’approcha encore de Drago, Harry vit près de lui, de chaque côté, une forte lumière vive et aveuglante. Il ne voyait presque plus Drago. Elle provenait du haut du Château. Ou bien provenait-elle du sol ? Harry n’en savait rien, et il ne comprenait pas. Le sol devant eux se couvrit d’un voile blanc et mauve. Puis Harry eut l’impression que toute cette lumière les entourait avec violence. Elle se heurtait à la noirceur de la nuit avec force. Ils entendirent tous deux une explosion. Comment était-ce possible ? Qu’est-ce que c’était, cette fois ? Cela n’avait pas d’importance pour l’instant, mais tous deux comprirent qu’ils étaient en danger. Le visage de Drago s’assombrit, mais ses yeux n’en demeurèrent pas moins fixés sur Harry. L’onde de choc les atteignit en une fraction de seconde. Harry sentit sur son visage les vents violents et la force du sort. Le sort avait une très grande puissance. Une trop grande puissance. Drago s’envola dans les airs et disparu dans les ombres. Harry fut projeté avec une force inouïe vers la gauche. Il paniqua. Il allait mourir. Il en était certain. Les vents violents le heurtèrent de plein fouet. Il allait lâcher prise. Ses bras lui faisaient trop mal. Il ne pouvait plus tenir. Mais il devait tenter de sauver Drago. Dans le tourbillon qui l’emportait, Harry tenta de le repérer, mais il faisait trop sombre. La poussière des pierres détachées l’empêchait de voir. Il y eut un cri dans les ténèbres. C’est alors que Harry vit Drago, là, à demi-conscient, en chute libre loin de lui. Cela prit quelques secondes à Harry pour reprendre ses esprits, mais pour lui, cela sembla des heures. Harry fonça à nouveau vers Malefoy, mais à présent le temps lui manquait. Il allait s’écraser sur le sol. Harry devait le rattraper. Harry tendit à nouveau sa main vers Drago et celui-ci allongea difficilement son bras. Harry l’attrapa en plein vol et Drago s’accrocha à lui avec la force du désespoir. Lorsque Harry regarda à nouveau dans les yeux de Malefoy, il vit encore de la crainte, mais ils n’avaient pas le temps de discuter. Ils devaient aider leurs coéquipiers. Étreignant le bras du Serpentard avec force, Harry tira sur le manche de son balai et arrêta sa descente pour permettre à Drago de se hisser devant lui. Harry avait toujours de la difficulté à se tenir en équilibre sur son balai. La tête lui tournait encore, mais la douleur de sa cicatrice s’était calmée. - Ils…Ils vont bien…dit Harry difficilement. Regarde McGonagall. Minerva McGonagall était hors de l’école. Un voile blanc et violet séparait toujours Harry et Drago de leurs coéquipiers. Les pierres avaient semble-t-il été désagrégées par le Professeur de Métamorphose. Ou bien était-ce à cause dû bouclier lui-même ? Dès que Harry posa le pied sur le sol, Drago sauta sur la terre ferme et s’éloigna, mais non pas assez rapidement pour que Harry ne remarque pas des blessures sur le bras droit de Drago. Des blessures qui semblaient à des brûlures vives. - Drago…Est-ce moi qui… Drago s’arrêta et regarda ses bras. Il se tourna ensuite vivement vers Harry et le regarda froidement. - J’ai toujours dit que tu étais fou. J’en ai la preuve aujourd’hui. Harry se sentait coupable. Il avait seulement voulu aider Drago. Voilà qu’il avait blessé un deuxième élève. Mais en même temps Harry était en colère, mais ne pouvait déterminer s’il était en colère contre Drago ou bien contre lui-même. Mais il trouvait injuste que Drago réagisse ainsi après qu’il lui ait sauvé la vie. - Qu’est-ce qui s’est passé là–haut, Harry ? demanda Ron. Pourquoi êtes-vous allés aussi loin ? Pourquoi as-tu utilisé ta baguette contre Drago ? - Je ne comprends pas… Ce n’était pas lui que je visais…C’était le loup sur le toit… - Euh… Quelqu’un à vu quelque chose, demanda Seamus. Personne ne répondit. Tous avaient l’air interdit. - Harry… Il n’y avait pas de loup, lui dit alors Ron. Harry vit une lueur prendre forme dans les yeux clairs de son ami. Il le prenait sûrement pour un fou. Mais Ron ne dit rien de plus. Il prit son ami par les épaules et l’amena au Professeur McGonagall. Sans poser de questions, Minerva McGonagall reconduisit Harry et Malefoy à l’infirmerie. En chemin Harry croisa Hagrid qui lui sourit. Mais ses yeux avaient un aspect soucieux. Est-ce qu’il avait vu la scène ? Harry ne comprenait plus rien. C’était comme si les gens n’avaient absolument pas vu la même chose que lui là-haut. Personne n’avait vu le loup. Lorsqu’ils arrivèrent à l’infirmerie, Madame Pomfresh semblait déjà occupée, alors Harry et Drago prirent eux-mêmes des lits. Le Professeur McGonagall leur dit de passer la nuit à l’infirmerie et que le lendemain le Professeur Dumbledore voulait s’entretenir avec chacun d’entre eux. - Pouvez-vous dire au Professeur Dumbledore qu’un loup se trouvait sur le toit de l’école et que je crois qu’il s’agit d’un Animagus. Je suis persuadé que le Vif d’or a été ensorcelé par cette personne. - Potter…les loups ne s’approchent jamais de l’école, vous devriez le savoir, lui répondit le professeur McGonagall avec un regard peiné. - Je sais ce que j’ai vu ! s’exclama Harry avec rage. - Moi aussi, s’exclama à son tour Drago. Et je n’ai pas vu cette créature. Tout ce que j’ai vu c’est que tu m’as délibérément attaqué pour gagner le terrain! Tu es complètement malade ! - Ce n’était pas t… - Assez ! Maintenant vous vous couchez et vous attendez le retour de Madame Pomfresh, dit le Professeur de Métamorphose. Puis elle sortit de la pièce. - J’ai vu de la lumière émaner de toi, Potter, dit alors Drago en s’allongeant sur un lit. Il avait enroulé ses deux bras dans une couverture. Harry était en colère. - Tu as halluciné, Malefoy. Tout ce que j’ai fait, c’est produire des étincelles avec ma baguette. Et même si c’était le cas, qu’est-ce que cela changerait ? répondit Harry d’un ton orgueilleux. - Ce serait la preuve que tu n’es pas comme les autres. Cette lumière noire était de la magie noire à l’état pur… - De moi ? Quelle lumière noire ? - Bon, qu’est-ce que nous avons là ? dit alors la voix de Madame Pomfresh qui était apparue de derrière un rideau tiré à l’autre bout de la pièce. Drago ne répondit pas. Le lendemain matin, lorsque Harry se réveilla, il se sentait mieux. Lorsqu’il ouvrit les yeux et mit ses lunettes et il se rendit compte que Malefoy était déjà parti. Il était seul dans la pièce. Il allait attendre les derniers soins de Madame Pomfresh avant d’aller rejoindre ses amis. Il avait envie de leur parler. Contrairement à la veille, il se sentait en paix dans son esprit. Mais bien vite les doutes revinrent au pas de course. Est-ce qu’il avait attaqué Malefoy ? Est-ce qu’il avait halluciné cet intrus sur le toit du château ? Non, il n’avait pas imaginé l’ensorcellement du Vif d’or, alors cela devait être vrai aussi. Et est-ce que ce que Drago avait raconté à propos de la lumière noire était vrai aussi? Le temps passait, mais pas assez vite pour Harry. Madame Pomfresh lui donna son congé rapidement. En fait, Harry ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas pu retourner à la tour des Griffondors avant, mais cela ne le dérangeait pas vraiment. Avant de partir, Madame Pomfresh lui remit une potion contre les étourdissements et les maux de têtes, par mesure de précaution. Harry en fut reconnaissant, même s’il était persuadé que cette potion ne pouvait en rien diminuer la douleur que lui causait sa cicatrice par moments. Pourquoi lui avait-elle fait mal hier, au fait ? Harry avait beau chercher, il ne trouvait pas d’explication logique. Voldemort était-il derrière tout ça ? Était-il à proximité ? Lorsqu’il sortit de l’infirmerie, Harry croisa Ron et Hermione qui venaient lui rendre visite avec un petit-déjeuner. Ils se rendirent à la tour de Griffondor pour que Harry puisse manger en paix. C’est alors que Harry constata qu’il avait beaucoup dormi, plus qu’il ne l’avait crû au départ, car tous les élèves étaient levés depuis longtemps (le samedi tout le monde aime bien flâner non ?). Alors qu’il regardait par la fenêtre vers la Forêt interdite, Hermione aborda le sujet de l’heure, celui dont personne n’osait parler : - Raconte-nous ce qui s’est produit au sommet de la tour sud, Harry, demanda-t-elle. Harry leur relata tout ce qui s’était passé, selon lui, lorsqu’il avait voulu répondre à Cédric, puis avait ensuite tenté de rattraper Drago. Il leur parla du loup, de ses étincelles rouges, puis de l’explosion. - Je sais que cela semble étrange, mais je vous demande de me croire. Harry avait l’impression que ses amis doutaient de lui. Vous savez bien que je ne mettrais jamais vos vies en danger pour une partie de Quidditch. Vous me croyez, n’est-ce pas ? - Bien sûr que nous te croyons, s’empressa de dire Hermione. C’est juste que… enfin … Nous ne savons plus vraiment ce qui est sûr ou non. Euh…Je ne parle pas de toi, bien sûr…Mais seulement de la manière dont les choses se sont passées. Tout ce que l’on sait, c’est que sans l’intervention du Professeur McGonagall, ce match aurait pu finir tragiquement. C’est tout de même la moitié de la tour qui a explosé… - Qu’est-ce que tu essaies de me dire ? Que c’est de ma faute ?!!!! demanda Harry agressivement. Je n’y suis pour rien !!! Je ne suis pas le seul à avoir jeté un sort ! Il y avait aussi toutes ces lumières étranges. Et la lumière noire ? Vous vous en souvenez ? Ron et Hermione se regardèrent un instant et demeurèrent silencieux. Harry était au désespoir. Si ses propres amis ne le croyaient pas, qui le ferait ? - Harry…écoute…nous n’avons rien vu à cause de la barrière de protection de McGonagall et euh… de Hagrid près de nous, dit alors Ron. Nous ne disons pas que nous ne te croyons pas, assura-t-il. Nous disons seulement que nous ne l’avons pas vu. Après tout… personne n’a été blessé. - Personne sauf Drago, dit Harry amèrement. - Drago ne compte pas…C’est une chouette sans cervelle… - Une fouine Ron, rectifia Hermione. - Quoi ? - Une fouine, rajouta Harry. L’an dernier…Avec Maugrey…Tu ne te rappelles pas ? - Ah oui… C’est ce que je voulais dire…En tout cas… Vous avez pu vous pratiquer, non ? dit-il avec un sourire. Ce n’est tout de même pas si mal…Alors arrêtons d’en parler et profitons de cette magnifique journée pour…euh…relaxer et… - Étudier, Ronald Weasley, répondit Hermione en souriant à son tour. Elle semblait heureuse d’avoir cloué le bec de Ron. Tous deux se levèrent pour aller chercher leurs livres. - Hagrid était là ? demanda Harry qui était demeuré silencieux quelques instants. - Oui, répondit Hermione. Il est apparu de nulle part dernière nous et nous a rassemblé près de lui à l’intérieur. Puis il est parti sans rien nous dire. Il avait sans doute quelque chose de pressant à faire. Alors, tu viens ? Harry releva alors les yeux et regarda ses deux amis qui le regardaient. En les voyant ainsi, côte à côte et lui souriant, Harry su a cet instant que ses amis lui faisaient toujours confiance et qu'il pouvait compter sur eux. Et c'est ce qu'il se promit. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!!  |
|  | | Mahee

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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Jeu 3 Aoû - 23:28 | |
| Harry Potter et le Cercle MauditChapitre XXIV : Les Démons Du Passé NB : Tous les * représentent des éléments faisant référence à la fanfiction de Reveanne intitulée : « Le Mystère De La Source » que vous retrouverez sur le site ff.net dans une nouvelle version rééditée.Plus tard dans la journée du samedi, Harry se retrouva seul avec Ron parce qu’Hermione avait dû, en tant que préfète de Griffondor, superviser un groupe de jeunes première année lors d’une évaluation extérieure avec le professeur Chourave. Les élèves devaient en effet aller chercher certaines plantes médicinales et en faire un onguent contre les éruptions cutanées. Le professeur Chourave ne voulait pas que ses petits protégés aillent dans la Forêt Interdite et avait donc demandé l’appui des préfets de l’école. Comme ils étaient libres de devoirs ( enfin, c’est ce qu’ils se firent croire étant donné qu’ils avaient passé trois « grosses » heures avec Hermione à étudier les enchantements susceptibles d’être à l’examen de la semaine prochaine…c’était bien suffisant), Ron proposa à Harry d’aller voir Hagrid. Tous deux étaient bien curieux de savoir pourquoi Hagrid n’avait pas assisté au cours de la veille. Arrivant près de l’entrée, Harry vit un soleil radieux à l’extérieur, ce qui le fit sourire. Les reflets sur la neige de décembre lui redonnaient l’agréable sensation d’être en vie. Il se sentait heureux pour la première fois depuis longtemps. Lorsqu’il s’éloigna de la porte d’entrée cependant, les pensées de Harry s’assombrirent à nouveau. Il vit les restes de la tour sud et voulut disparaître dans la neige. Les pierres sur le sol se comptaient par centaines. De grosses pierres massives, pour la plupart en mauvais état. Et des débris. Des tonnes de débris couvraient la neige de décembre. On voyait des éclats de vitre briller par terre et des morceaux de pierre et de bois partout. Harry se sentait mal, persuadé d‘être la cause de cette explosion. Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Il ne comprenait pas. Bien que Ron lui dit de rester à distance de la tour effondrée, Harry s’en approcha. Et Ron le suivit tout de même. Le professeur Dumbledore avait fait venir des charpentiers et des spécialistes en bâtiments magiques. La réparation de la tour ne pouvait visiblement pas se faire en un simple coup de baguette magique. Harry se trouva idiot de ne pas y avoir pensé. Un grand sorcier, à l’apparence raide comme les planches servant à rebâtir la tour, observait ses plans d’un œil critique. Harry vit ensuite un autre sorcier d’un certain âge, le dos voûté, s’approcher du premier d’un air estomaqué. - Nom d’une Gargouille…C’est incroyable…De toute ma vie, je n’ai jamais vu une chose pareille, dit-il. - Vu quoi ? dit l’homme raide. Cet incident n’a rien d’extraordinaire. C’est une simple explosion, rien de plus… - Pas dans une école comme ici…Une telle puissance de sortilège, voyons…Mais enfin, regarde ! Le grand homme balaya les débris et les restes de la tour d’un regard sans intérêt. - Ce n’est tout de même pas la première fois que tu vois les dégâts causés par une fusion, Marius…surtout de troisième ordre…répondit l’autre d’un air absent, le nez de retour sur ses plans. - Rien à voir avec le troisième ordre, Clovis! Ce n’est pas une simple onde de choc qui a causé tant de… tous ces dommages…Enfin… Regarde toutes ces pierres noircies ! Toutes ces traces ! Toutes ces gravures dans les pierres ! Les sorts ont creusé la pierre taillée vieille de mille ans…Une pierre protégée contre ce genre de sortilège…On pourrait presque jurer qu’il y a eu un rayonnement… ou bien quelque chose qui s’y apparente fortement. Qu’est-ce qui se passe dans cette école ? - Quoi ? Tu crois qu’il y aurait une source* dans le château ? dit l’homme appelé Clovis en riant. Elles sont vivantes maintenant ? Et elle aurait voulu sortir faire une balade à l’extérieur, c’est ça ? Une source vivante ! Et puis quoi encore ? Continua-t-il, le sourire aux lèvres. Un sourire mauvais. Il semblait heureux de sa propre plaisanterie. Et qu’est-ce qui l’aurait bien arrêté, selon toi ? - Mais non, triple idiot ! Je n’ai pas que dit que c’était le rayonnement d’une source qui avait provoqué cette explosion…Les sources*, c’est un mythe à raconter aux apprentis-sorciers avant d’aller un lit…Au même titre que la légende du phénix noir ou bien celle de la chasse-galerie…Bien agréable à entendre sur le bord d’un bon feu, mais pas sur le bord d’un chantier… Non, moi je te parle d’un simple rayonnement. Ou bien peut-être d’une Extraction…Je ne sais pas d’où cela est venu, mais ce qui est certain, c’est que la ce qui a fait tant de ravages est puissante, c’est moi qui te le dis. Ron jeta un coup d’œil rapide à Harry et détourna aussitôt le regard pour ne pas qu’il se rende compte du doute qui l’effleura quelques instants. Mais Harry avait déjà tout compris de ce regard furtif… - Qu’est-ce qu’une fusion de troisième ordre ? demanda Harry en s’approchant des deux hommes. Ceux-ci se tournèrent vers Harry avec grand étonnement. Ils regardèrent tous deux Harry de la tête ( surtout…) aux pieds. - Une fusion survient lorsque deux sorts de puissance égale se confrontent, s’entrechoquent et s’englobent mutuellement. Ce n’était pas un des hommes qui avait répondu, mais une voix plus mûre et douce derrière Harry. Lorsque ce dernier se retourna, il eut la surprise de voir le Professeur Chang derrière lui, qui le regardait avec des yeux amicaux, toujours de cette manière déconcertante et perçante dont elle était la seule à avoir le secret. Elle était presque entièrement cachée par la grosseur de son manteau d’hiver. - Lorsque deux sorciers de puissance égale s’affrontent, leurs sorts s’englobent l’un l’autre et il y a toujours alors une onde de choc, aussi minime fut-elle. Ce genre de fusion survient souvent dans une école, continua-t-elle, car tous les élèves ou presque sont au même niveau. Et je ne parle pas du niveau scolaire, car cela n’a rien à voir. Je parle de la capacité qu’a un sorcier de faire sienne la magie. Par contre, je n'ai jamais vu un élève faire exploser une tour…Du moins, ça fait longtemps… - Mais un jeune de première ne peut pas être aussi puissant qu’un élève de septième, assura Ron, certain de ses convictions. - Dans un cheminement normal, oui. Qu’est-ce que vous apprenez dans cet établissement, Mr Weasley ? - À faire de la magie, non ? - Vous n’apprenez pas à faire de la magie. Vous apprenez à faire vôtre la magie. Car la magie n’est pas une notion abstraite, elle existe vraiment. Lorsque vous la transformez, elle n’est alors plus un corps étranger, mais une partie de vous-mêmes. Cependant, de très jeunes sorciers peuvent déjà montrer en bas âge une puissance magique surprenante, s’ils savent d’instinct comment la transformer. - Mais ils sont alors pris en charge par le ministère, répondit Marius. Et heureusement… Imaginez ce qu’un élève pareil pourrait faire dans un endroit comme ici… - Je le sais…répondit-elle en regardant les pierres sur le sol. Harry regarda le professeur Chang. Il la fixa si intensément qu’il était certain qu’elle avait senti son regard posé sur elle, mais elle ne bougea pas. Que voulait-elle dire ? Peut-être avait-elle déjà vu dans le passé une telle démonstration de puissance. Le cerveau de Harry bouillait sous les questions. Y avait-il un tel élève dans l’école ? Et si oui, depuis quand ? Sachant qu’il n’aurait pas la réponse, Harry regarda ailleurs. - Comment fait-on pour devenir un sorcier de Deuxième Ordre? C’est bien de cela dont il est question finalement, non ? demanda Ron. La simple idée de pouvoir devenir plus puissant que ses frères ou bien que Drago Malefoy le rendait déjà heureux. - Vous ne voulez pas devenir un sorcier de Deuxième Ordre, Mr Weasley, répondit le Professeur Chang d’un ton ferme. Vous ne voulez pas mourir, n’est-ce pas ? Ron fit signe que non. - De tels sorciers meurent très jeunes, assura le vieil arpenteur. - Lorsque vous devenez ce genre de sorcier, Mr Weasley, expliqua le professeur, vous devenez partie intégrante de la magie. Vous supportez alors une magie qui n’est pas la vôtre. Et elle vous dévore vif. - Comme le professeur Lupin ? demanda Harry. Le Professeur Chang de tourna vers lui et approuva d’un signe de tête. - Plusieurs sortilèges et rituels magiques utilisent des poils, des crocs ou des griffes de loups-garous. -Le Professeur Lupin est donc devenu un « ingrédient » de la magie, c’est ça ? demanda alors Ron. - Oh…Je ne crois pas qu’il apprécierait que vous parliez de lui en ces termes, Mr Weasley, dit la voix de Dumbledore derrière eux. Lorsque les deux garçons le regardèrent, ils virent devant eux leur directeur d’école vêtu d’une longue cape de couleur émeraude et d’un chapeau de velours bleu clair, avec de petites étoiles sur le rebord. Il revenait visiblement d’une visite chez Hagrid. - Combien de temps cela prendra-t-il, Mr Anderson ? - Il est encore tôt pour le dire, Professeur Dumbledore, répondit alors l’homme à l’allure raide qui était demeuré bien silencieux durant les explications du Professeur Chang concernant les degrés de magie. Dois-je encore conserver des échantillons pour la démont…enfin, dit-il en se reprenant, Miss Mignère, ou bien puis-je procéder ? - Miss Mignère est une femme bien occupée, mais c’est l’une des ou sinon la meilleure Démontologue de l’Europe. Démontologue ? Est-ce que Harry avait bien entendu le mot Démontologue ??? Ses entrailles se nouèrent subitement, et ses genoux faillirent fléchir. Est-ce qu’il aurait affaire à une Démontologue ? Pourquoi ? - N’ayez pas peur de son titre, Mr Anderson, dit Dumbledore avec un sourire. Elle n’est pas comme les créatures dont elle s’occupe, je peux vous l’assurer. Le Ministère lui a envoyé un hibou tôt ce matin, dès qu’il fut au courant des faits, alors sa réponse ne devrait pas tarder. Mais peut-être enverra-t-elle son assistante, si elle en a une. Elle a déjà bien à faire avec ses cours à Beaux Bâtons. Je crois que seuls les échantillons sur les pierres noircies suffiront. Alors ? Quand la tour sera-t-elle remise à neuf ? - Et bien, dit alors le vieil homme, comme les vacances arrivent à grands pas, cela pourrait prendre plus de temps. Toutes les pierres doivent être remises en place une par une et ensorcelées à nouveau. Cela prendra bien jusqu’en mars. Si nous savions la cause de cet incident, les choses pourraient bouger beaucoup plus vite, selon moi. Nous ne serions pas obligés de faire des tests sur des copies des pierres. - Comme je n’ai pas parlé à toutes les personnes concernées dans cette histoire, je ne peux pas vous confirmer de faits, mais je dois vous avouer que je crois qu’il s’agit bien d’une extraction, comme vous le pensiez au départ mon bon Marius. Vous avez toujours l’œil… Le vieil homme lui sourit et lui serra la main avant de s’éloigner avec l’autre barre à clou. Puis le directeur de Poudlard se tourna vers les deux jeunes hommes et leur sourit à nouveau. - Si vous vouliez voir Hagrid, je suis désolé, mais cela devra attendre un peu, car je l’ai envoyé en forêt, dit-il. J’aurais quelque chose à vous demander à nouveau, Mr Weasley, ajouta-t-il avec un sourire. Ron comprit que le Professeur Dumbledore avait à nouveau besoin de ses services en tant que « contact direct » avec son père. Ron lui sourit et prit la lettre que le Directeur lui tendait. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!!  |
|  | | Mahee

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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Jeu 3 Aoû - 23:29 | |
| Harry Potter et le Cercle MauditChapitre XXIV : Les Démons Du Passé (2e Partie)- Il serait important qu’elle lui soit adressée au plus tôt. Elle concerne l’incident d’hier soir. À ces mots, Harry voulut fuir, mais ses pieds en décidèrent autrement. Je veux savoir comment le Ministère traite le dossier et surtout qui en a la charge. Ainsi vous n’aurez pas à regarder cette lettre sous la lumière d’une bougie, Mr Weasley. Ron vira au rouge et prit congé immédiatement. Est-ce qu’il avait réussi à savoir le contenu de la dernière lettre de Dumbledore ? Pourquoi Ron n’en avait-il jamais parlé ? Harry s’apprêtait à retourner au Château lorsque le Professeur Chang lui tapota l’épaule. - Est-ce que je pourrais vous poser quelques questions, Mr Potter ? demanda-t-elle avec un sourire. Harry s’efforça de lui sourire, mais eut bien de la difficulté à le faire. Il ne voulait pas qu’on lui pose de questions, car chacune d’elles le ferait douter davantage de ce qu’il avait vraiment vu la veille. Il doutait maintenant de lui-même. Il regarda le professeur Dumbledore et le Professeur Chang l’un après l’autre et se résolut à répondre aux questions. - De quelle couleur était le loup sur le toit ? demanda alors le Professeur Chang. Harry regarda quelques instants son Professeur de Défense contre les Forces du Mal et ne comprenait pas où elle voulait en venir. - Euh…Et bien…Il était blanc. - Blanc ? Vous en êtes sûr ? - Oui…enfin…je crois…je ne sais plus, admit-il en regardant le sol. Puis Harry se retourna vers le Professeur Dumbledore. Ce dernier s’était tourné vers la forêt interdite et ne semblait pas l’écouter. - Et qu’est-ce que cette créature a fait ? demanda-t-elle ensuite. - Et bien, il était sur le sommet de la tour avant l’explosion et il semblait fixer Drago. J’ai eu l’impression que cette créature avait lancé un sort au Vif d’or pour que Drago et moi le rejoignions. - Tu as probablement raison, dit alors Dumbledore en regardant de nouveau Harry, mais il est encore trop tôt pour le dire. Je vous souhaite une bonne journée à tous les deux. Alors Dumbledore salua Harry et sa collègue de travail, et retourna vers le Château. Harry observa son directeur s’éloigner et ressentit un malaise. Il se sentait délaissé, voire même abandonné. Dumbledore ne lui avait pas posé de questions. Il n’avait pas cherché à savoir ce qui s’était passé juste avant l’explosion, ni même après. Pourquoi ? Pourquoi était-il si silencieux ? Harry ne comprenait pas. Il devait comprendre. Sans même saluer le Profeseur Chang, Harry se mit à courir à toute vitesse vers Dumbledore, qui était déjà loin, près de l’entrée de l’école. - Professeur…attendez…dit-il à bout de souffle, lorsqu’il l’eut rejoint, les mains appuyées sur les genoux, le regard fixé vers le sol. Vous ne voulez pas savoir ce qui s’est passé ? - Je le sais déjà, Harry. Puis le directeur monta les escaliers. Harry le suivit. Il regardait son directeur, abasourdi. Comment pouvait-il le savoir ? Il y avait quelque chose que son directeur ne lui expliquait pas, mais quoi ? - Harry, j’aimerais que tu fasses plus attention à l’avenir, continua-t-il. Ne te mets pas dans des situations dangereuses pour rien. Rien de bien grave ne s’est produit la nuit dernière. Les blessures de Mr Malefoy sont minimes, mais son père sera probablement mis au courant, dit le Professeur Dumbledore avec une pointe d’amertume dans la voix. Ils arrivèrent au deuxième étage. - Je comprends, répondit Harry avec un malaise. Mais je n’ai pas fait exprès ! Je ne m’en suis même pas rendu compte. Je flottais sur le terrain de Quidditch et puis l’instant d’après j’étais avec Malefoy près de la tour et lui fonçait tout droit vers le loup… Dumbledore eut l’air surpris. - Vous avez été déportés ? Tous les deux ? dit-il, pensif. Les boucliers de l’école doivent être plus faibles que je ne le croyais… Je vais devoir aller la voir… Harry regarde son Directeur directement dans les yeux. Il ne comprenait pas où Dumbledore voulait en venir, mais alors qu’il allait le lui demander, ce dernier retourna malheureusement au sujet principal en passant derrière la statue de la Sorcière Borgne: - Je sais bien que tu n’as pas fait exprès, mais tu dois te souvenir, Harry, de ce qui s’est produit en octobre avec Mr Longdubat. Tu as une très grande responsabilité et un lourd fardeau à porter. Je sais aussi pertinemment que tu n’as pas demandé à être le Maître du Sortilège, continua Dumbledore, une fois dans son bureau, alors que Harry ouvrait la bouche pour protester, mais Harry, tu apprendras bien vite que rien n’arrive sans raison. Harry regardait le sol en silence. Il se sentait perdu. Depuis son arrivée à Poudlard, il y avait de cela cinq ans, Harry savait qu’il était toujours soutenu, défendu en quelque sorte par Dumbledore. Mais voilà qu’aujourd’hui son directeur, qu’il respectait et estimait plus que tout au monde, le poussait vers l’avant, seul, avec ce « fardeau », comme il disait. Il n’en avait pas eu conscience jusqu’à maintenant, mais Harry se rendait compte du terrible pouvoir qui était en lui, et cela le terrifiait. Harry soupira. Alors qu’il s’apprêtait à prendre congé de Dumbledore, une pensée qui n’avait pas totalement disparue de son esprit depuis la veille revint le hanter : la lumière noire - Professeur…Drago m’a dit que…enfin…Il m’a dit qu’une lumière noire m’avait entouré. Qu’est-ce que ça veut dire ? - Ne t’en doutes-tu pas un peu, Harry ? dit le Professeur Dumbledore en souriant tristement. N’y avait-il pas quelque chose de familier dans tout ce qui s’est passé hier soir ? Harry se mit alors à réfléchir intensément. Était-il possible que la réponse ait été tout près tout ce temps et qu’il n’y ait absolument pas prêté attention ? Harry se rappela le loup… le Vif d’or… l’explosion… le mal…le mal qu’il ressentait…dans son corps…dans sa tête…Sa cicatrice qui brûlait à nouveau vivement ! C’était ça ! Cela avait un lien avec sa cicatrice ! Mais quelque chose le tracassait encore. Il n’y avait pas que cela… - Tu sais, Harry, que ta cicatrice est un lien qui te relie à Voldemort depuis ton enfance. C’est également un lien avec une magie très sombre et puissante. Une magie qui n’est pas la tienne. Et hier soir, tu l’as de nouveau ressentie. Elle a été réactivée. - Oui, mais comment ?! s’exclama Harry, découragé. Je croyais que seul Voldemort pouvait me faire souffrir physiquement comme ça ! - C’est le cas, Harry, dit-il en s’assoyant derrière son bureau. Comme tu as dû l’entendre lors de la discussion entre Mr Anderson et Mr Morane, Mr Anderson croit en la présence d’un sort d’extraction. Et je crois que ce vieux sorcier a tout à fait raison de penser ainsi. Ce genre de sort sert à extraire une parcelle de magie, ou un sort bien précis. - Un peu comme Mr Diggory lorsqu’il avait ensorcelé ma baguette lors de la Coupe du Monde de Quidditch ? - Si on veut. Avec ce genre de sortilège le Ministère, par exemple, est à même de savoir si un sorcier a été soumis directement à des sorts de quelconque nature. Et les sorts peuvent parfois être activés, comme ta cicatrice. Par contre, le sort d’extraction demande un grand contrôle et une grande concentration. Et le sorcier qui l’a utilisé hier a été déconcentré et a alors atteint la tour sud du même coup. Lorsque tu as utilisé ton sort, n’as-tu pas ressenti quelque chose d’anormal ? Harry hocha la tête en signe d’approbation. - Je n’ai fait que lancer des étincelles et ce fut comme si j’avais utilisé un sort dix fois plus puissant. Comme si…oh…je vois…comme si on me l’extrayait du corps…Je me souviens aussi que mes mains et ma baguette étaient chaudes…Un peu comme l’année dernière lorsque…enfin…vous vous souvenez du dôme d’or, n’est-ce pas ? Celui dans lequel j’étais avec Voldemort. Dumbledore fixa alors Harry quelques instants, comme s’il tentait de se souvenir, puis approuva à son tour. - C’est la combinaison de tous ces sorts qui a pulvérisé la tour. - Alors ce n’est pas ma faute ? demanda Harry avec espoir. Il fixait Dumbledore. - La question n’est pas de savoir à qui est la faute, Harry. La question est de savoir ce que nous allons faire pour que cela ne se reproduise plus, dit Dumbledore avec gravité. Un bâtiment peut être remis sur pied, mais pas une vie… - Je sais…dit faiblement Harry. Une boule de feu semblait prendre forme dans sa gorge… Dumbledore se leva de sa chaise et vint de placer devant Harry, et lui posa une main sur l’épaule. - Il ne faut pas se tourner vers le passé, mais seulement l’écouter pour mieux avancer. Et pour ce qui est de ce petit accident d’hier soir, je sais que tu feras mieux la prochaine fois… dit-il en lui accordant un clin d’œil. Puis Dumbledore retourna à son bureau. Avant de sortir, Harry se tourna à nouveau vers son directeur. - Professeur…pourquoi…pourquoi le Ministère a-t-il fait venir une Démontologue ? - C’est moi qui lui ai demandé de venir, répondit-il, par l’entremise d’Arthur Weasley. Elle ne sera là qu’à titre d’observatrice, et non comme exécutrice, dit Dumbledore en riant. Harry n’était pas rassuré. - Exécutrice ? Vous voulez dire qu’elle tue des créatures magiques ?? - Parfois oui. Mais seulement celles qui s’attaquent aux humains. Miss Mignère possède l’une des plus impressionnantes collections d’armes magiques d’Europe. Harry n’était décidément pas rassuré. Et si elle trouvait quelque chose d’étrange parmi les élèves ? Et si elle le prenait pour une des ces créatures ? Harry décida de prendre congé. Plus tard dans l’après-midi, alors que Harry et Ron s’étaient sagement remis leur étude, Hermione vint les rejoindre avec un journal à la main. Elle semblait prise entre la colère, la pitié et le dégoût. - Tu en fais une tête, qu’est-ce qui se passe ? demanda Ron, inquiet. - Lis, ordonna-t-elle d’un ton sec. Les Crocs de la PanthèreSavez-vous réellement qui est la Panthère ? Dans plusieurs pays, ce nom évoque seulement quelques faits divers dans une chronique de journal. Mais pour les gens de la Bulgarie et de la Roumanie, la Panthère fut il y a quelques années l’une des plus jeunes criminelles de son pays. Cela prit en effet plus de deux ans avant que les autorités mettent la main sur cette jeune mineure. Et voilà que le Ministère britannique s’apprête maintenant à la condamner à une incarcération à vie entre les murs de la prison d’Azkaban, où elle séjourne présentement. Cela va sans dire que beaucoup de sorciers sont soulagés de la tournure des évènements. Issue d’une des plus anciennes familles de sorciers de Bulgarie, Nëmyria Nephlite Van Tchev fut toujours une enfant à problème selon la famille immédiate. Née dans un petit village bourgeois, près des côtes atlantiques britanniques, la fille de Igor Van Tchev et d’une moldue du nom de Lara Steinberg, enfant, se bagarrait déjà avec les moldus de son entourage, mit le feu à la résidence familiale, et risqua de noyer un de ses cousins, témoigne son entourage. Perdant d’abord sa mère pour cause de maladie, elle deviendra orpheline quelques semaines plus tard lorsque son père fut tué au département expérimental du Ministère Britannique de la Magie. La jeune Nëmyria alors à peine âgée de cinq ans sera d’abord placée dans plusieurs familles d’accueil, avant d’être laissée à l’orphelinat, où elle sera prise en charge par Bénédite Van Tchev, la Grande, et son oncle Ivan Van Tchev, spécialiste des disparitions Magiques en tout genre. Discipliner cette jeune fille ne fut pas une chose facile, comme en témoigne Horine Stoch, une amie de la famille : « Être prise en charge par les autres membres de la famille n’aida pas Nëmyria. Bien que tout alla pour le mieux à l’école, du moins au point de vue académique, et avec le reste de sa famille de manière générale, car elle était d’un tempérament calme, son comportement envers les étrangers et la société ne changea pas, voire même empira par moments. Elle ne supportait pas d’être traitée de faible par les enfants plus âgés. Elle ne pouvait pas non plus supporter d’être mise à l’écart parce qu’elle n’avait pas de parents. Et elle évacua cette rage comme elle put, ce qui causa certaines tensions au sein de ma famille paternelle. Jeune, en plus des bagarres continuelles, elle se mit à voler. D’abord des choses sans valeur, comme des cartes à jouer et des bonbons. Mais rapidement, cette petite changea de cibles. Elle vola des portefeuilles, des colliers, des vêtements, des souliers. Toujours de plus en plus fréquemment. C’était devenu un mode de vie. Elle ne demandait jamais rien. Elle le prenait et c’est tout. »Ce n’est qu’à l’âge de treize ans que la jeune fille eut ses premiers démêlés avec la justice, lorsqu’elle força le vestiaire des filles pour pénétrer dans le bureau de son professeur d’escrime. La version officielle de l’incident veut que la jeune fille ait voulu modifier les notes de certaines de ses camarades de classe. Mais nous savons tous aujourd’hui que le but réel de cet acte était bien autre… « Tous les vols et infractions de cette jeune fille ne font d’éloges qu’à cette violence qui vivait en elle» assure Octavio McRan, Archiviste au Ministère Britannique, et Relationniste Moldu à la retraite. « Si vous voulez mon avis, l’histoire du petit Eric Corian n’est que la pointe de l’iceberg. Nëmyria a joué avec une puissance qui n’était pas sienne et quelqu’un en est mort, dit sombrement l’homme. Je ne dis pas que cette jeune fille est une victime, loin de là, car cela serait un déshonneur envers la mémoire de ce petit. Ce que je déplore, c’est que nous n’avons pas su la rattraper avant que tout cela n’arrive et ne dégénère, conclut-il» Après avoir purgé une peine de deux ans dans un centre correctionnel, Nëmyria Nephlite Van Tchev nous a offert un retour digne d’elle-même. En effet, plusieurs sources ministérielles ont confirmé à La Gazette Du Sorcier que la jeune fille aurait fuit la Bulgarie, alors qu’elle était un période d’observation, et que les autorités magiques auraient retrouvé des traces de son passage dans plusieurs villes et villages à travers l’Europe tout au long de l’été, traces identiques à celles qu’elle laissait sur les lieux de ses vols en 1993. Cependant, contrairement à ses habitudes, elle aurait trouvé protection en la personne de Albus Dumbledore, ainsi qu’en certains élèves, notamment le jeune Harry Potter qui, comme nous le savons tous de puis longtemps, est d’un tempérament des plus instables. Les autres élèves sont Hermione Granger, une jeune sorcière issue d’une famille Moldue, ainsi que Ronald et Ginny Weasley, les plus jeunes membres de la famille Weasley. On se souvient qu’il y a à peine trois ans leur père, Arthur Weasley, avait été accusé de possession d’une voiture magiquement trafiquée. Toute cette histoire n’est pas de très bon augure. Reste à savoir si l’origine de la Panthère ne jouera pas encore dans la balance, comme ce fut le cas la dernière fois. Est-ce que la justice va enfin triompher ? Seul l’avenir nous le dira. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!! 
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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Jeu 3 Aoû - 23:30 | |
| Harry Potter et le Cercle MauditChapitre XXIV : Les Démons Du Passé (3e Partie)Harry ne savait pas trop quoi penser de cet article. Certes, il était choqué et peiné de ce qu’il venait de lire, mais il n’en dit rien. Il ne savait pas s’il devait croire l’article ou non. Après tout, ce ne serait pas le premier article parût dans la Gazette Du Sorcier qui s’avérait complètement faux. Il était bien placé pour le savoir… Nëmy ? Difficile à vivre ? Oui, peut-être…De là à attaquer des gens ? Mais pourtant elle avait déjà risqué d’étrangler Harry une fois « Je l’avais prise par surprise…Est-ce pour cela qu’elle se cachait dans le château ? » Soudain le nom de cet Eric Corian revint à l’esprit de Harry. Qui était-il ? Selon l’article, il était mort. Tué pas Nëmy ? Cela semblait tellement insensé, et pourtant… Hermione et Ron s’étaient mis à discuter fermement : - Ce n’est qu’un tissu de mensonge, disait Hermione. - Alors pourquoi fais-tu cette tête ? - J’ai peur de ce que les gens vont dire. - Les gens savent déjà qu’elle est cinglée de toute façon… Tu sais avec qui elle traînait ? - Comment oses-tu parler d’elle ainsi ? - Tu ne sais rien d’elle ! - Comme si tu en savais plus ! s’exclama Hermione. - Justement ! Enfin…mon père m’en a parlé un peu… répondit Ron avec un certain embarras. Harry ne les écoutait pas. Il observait les trois photos qui accompagnaient le texte. Étrangement, elles n’étaient pas toutes magiques. La première était une photo de Nëmy avec ses cousines alors qu’elle devait être âgée de treize ou quatorze ans. Nëmy, dans le coin gauche de la photo, regardait ailleurs, l’air de ne pas se soucier de grand-chose. La deuxième était une photo un peu plus récente. La jeune fille était vêtue d’un grand sarrau et transportait de petites éprouvettes, comme on en voyaient parfois dans les émissions moldues, et elle souriait. Puis finalement, en tournant un peu le journal vers lui, Harry vit la seule photo magique de l’article. On y voyait Nëmy assise sur un muret de pierres avec un autre garçon aux cheveux blonds et bleus, et qui de toute évidence ne voulait pas être dans la photo. Ce dernier se cachait derrière Nëmy. Ils étaient tous deux entourés de deux garçons avec qui la jeune fille discutait, l’un plus âgé et au crâne chauve et l’autre plus jeune, âgé d’une quinzaine d’années peut-être. Mais ce qui attira le regard de Harry était une autre jeune fille, debout, le dos appuyé au muret, qui regardait directement le photographe. Elle portait une très belle robe en velours noir et rouge. Elle avait aussi de longs cheveux noirs et un des plus beaux regards que Harry eut jamais vu. Il sourit en voyant la jeune fille le regarder. Il n’arrivait pas à décrocher son regard d’elle. - Alors ? demanda Hermione. Harry sortit de ses rêveries et se tourna vers Ron et Hermione. - Et bien je ne sais pas trop. répondit Harry, totalement perdu. Il n’avait pas suivi la conversation. - Il n’y a rien à ajouter Hermione. On voit que Nëmy n’était pas si seule au monde avant de nous connaître…Alors elle ne me fait pas si pitié, répondit Ron d’un ton agacé. Hermione soupira. - Je parlais de ces photos, dit-elle en pointant les images immobiles. - Bien, c’est une photo de famille et une autre prise probablement dans son cours de chimie. Qu’est-ce que cela change ? répondit Ron. - Je ne sais pas, admit Hermione. C’est seulement que je trouve cet article et les photos étranges. - Et bien quoi ! Cela te semble étrange parce que tu ne connais pas toute l’histoire. La seule chose qui m’agace est le fait qu’on nous ait mentionné dans cet article, répondit Ron, en fermant le point sur la table. Hermione lança un regard outragé vers Ron. - Je te croyais plus intelligent que ça. C’est évident que le seul but de la Gazette du Sorcier est que les gens doutent. Ils doutent déjà de Harry et de Dumbledore, alors ils les utilisent pour créer de l’incertitude. Tu l’as bien vu l’an passé avec Rita, non ? - Oui oui…je m’en souviens, dit-il vaguement en se levant. Il n’en reste pas moins que cette fille est dans de beaux draps et moi je ne veux pas m’en mêler. Salut. Puis Ron prit son sac et se dirigea vers la sortie de la Salle Commune et disparut derrière le portrait de la Grosse Dame. Hermione se tourna vers Harry. - Ron est bizarre aujourd’hui. - Il est seulement un peu grognon, c’est tout. Je le comprends tu sais. Nous avons tout fait pour aider Nëmy et l’accueillir parmi nous. Et voilà que cet article confirme ce que nous avons entendu au Ministère. On ne connaît rien de ce Eric Corian, mais cela ne semble pas être très réjouissant… Ron a l’impression d’avoir été trahi et je…je me sens comme lui, admit-il avec difficulté. - Et bien pas moi ! répondit Hermione avec fougue. Elle avait une étincelle de défi dans les yeux. Moi je la crois toujours innocente. Il y a trop de choses qu’on ignore pour la juger. Hermione regarda dans la pièce pour être certaine que tout le monde était occupé : « Regarde ce qu’ils ont fait avec Sniffle… N’est-ce pas semblable ? » Harry hocha la tête. Bien sûr que ça l’était, mais…il y avait quelque chose qui retenait Harry. Il ne savait pas ce que c’était. Autant il n’avait jamais eu peur de Sirius, même au moment où il s’était retrouvé face à lui, autant quelque chose à propos de Nëmy le bloquait. - Hermione ? Tu sais ce qui est arrivé à ce Eric Corian ? Hermione sembla mal à l’aise et n’osa pas regarder Harry dans les yeux. - Une arme maléfique lui aurait transpercé l’épaule et cela l’aurait tué…parce qu’il n’avait que six ans… - Et c’est Nëmy qui… - Euh…enfin…ce n’est pas dit explicitement mais …c’est ce que j’ai compris… Harry passa la plus grande partie de cette journée du samedi le nez dans ses livres, soit à la bibliothèque, soit dans la Salle Commune des Griffondor. Il avait du mal à étudier. Il revoyait sans cesse l’explosion de la tour sud puis Nëmy qui, brandissant un sabre, le plantait directement dans son cœur. Hermione était introuvable. Sans doute à la bibliothèque, dans les archives et autres documentations. Et Harry ne revit pas Ron de la soirée non plus. Plus tard dans la soirée, Harry se dirigea une nouvelle fois vers le sommet de la tour ouest. Il avait besoin de réfléchir. En chemin, il croisa à nouveau le Professeur Chang qui se dirigeait vers le hall d’entrée avec de grands bâtons de bois dans les mains. Harry se proposa de l’aider. - Merci bien Mr Potter, dit-t-elle. Puis-je vous demander où est-ce que vous allez à cette heure ? Le couvre-feu est presque passé… - Oh…euh…j’allais chercher Hermione dans la bibliothèque, mentit Harry. Et vous, Professeur ? - Un exercice de stabilisation Puis ils se dirigèrent vers le nord du parc de Poudlard. Harry n’était jamais allé dans cette partie du parc. C’était une partie plus montagneuse et accidentée, où il y avait beaucoup de pierres et de vieilles ruines. - Professeur, puis-je vous demander…Pourquoi m’avez-vous demandé la couleur de ce loup ce matin? - Simplement parce que les loups de Posenghorof ont une teinte bleutée que les loups normaux n’ont pas. C’est le seul moyen que nous avons pour les distinguer. Le Professeur Chang s’approcha d’un cercle de pierre. - Vous pouvez les poser ici Mr Potter. Et c’est ce qu’il fit. Lorsqu’il releva la tête, il vit au loin de petites lumières dorées, mauves et bleutées. On aurait dit des lucioles flottantes dans les airs. - Qu’est-ce que c’est, Professeur ? - Le bouclier de Poudlard tombe en ruines, dit-elle le plus simplement du monde. Ceci est de la magie à l’état pure mon cher…ou presque*. - Et c’est pour cela que vous allez faire cet exercice ? demandat-il. - Non, mais cela ne nuira certainement pas. Bonne nuit Mr Potter. - Bonne nuit Professeur. Puis il retourna directement au château. C’est alors qu’il se rendit compte qu’il avait oublié sa cape d’invisibilité. Il retourna donc au dortoir. Il ne restait que quelques élèves dans la salle commune. La plupart étaient déjà au lit. Lorsque Harry entra dans son dortoir, il constata à sa grande surprise que Ron était déjà couché. Les rideaux de son lit étaient en effet déjà tirés. Sans faire de bruit, Harry prit sa cape et sortit du dortoir. Il fut rapidement arrivé en haut de la tour. En voyant la porte, il sourit. Elle avait été réparée. Il n’y avait plus de traces de brûlures, plus rien. Harry se dit que Dumbledore avait sans doute fait des pressions auprès de Rusard pour qu’elle soit restaurée rapidement, sinon des élèves auraient pu se rendre compte de quelque chose. Et comme certains n’avaient pas oublié l’épisode d’octobre, ni celui d’hier… Seul dehors, loin des torches et de leur lumière, Harry regardait la noirceur devant lui et ne pensait à rien en particulier. Il se disait seulement qu’il était heureux d’être seul. Ici, au sommet de la tour, les tensions de la journée disparaissaient un peu, mais les paroles que Dumbledore et qu’Hermione lui avaient dites plus tôt lui revenaient sans cesse. Harry prit de la neige dans ses mains. « Et pour ce qui est de ce petit accident d’hier soir, je sais que tu feras mieux la prochaine fois… » «Il n’avait que six ans… » - Dumbledore semble tellement persuadé que cela se reproduira, dit Harry en regardant vers la noirceur de la Forêt interdite. Mais il ne m’en parle pas davantage. Qu’est-ce qu’il attend ? Il ne me fait pas confiance ? Harry pressa la neige dans sa main. Je ne veux pas devenir le Gardien de Poudlard. Personne ne m’a demandé mon avis ! Et je ne veux pas être ami avec une meurtrière…» Il lança la balle de neige de toutes ses forces vers le sol. C’est à ce moment que son regard fut attiré à nouveau par ces petites lumières qu’il avait vues avec le Professeur Chang. Il y en avait très peu, mais entouraient maintenant le chantier et continuaient vers le lac. Harry se dit que ce n’était pas normal. Trop curieux, il décida d’y retourner. En redescendant, la seule âme que Harry croisa ( en considérant qu’elle en ait une évidemment) fut celle de Miss Teigne qui le pourchassa dans les escaliers. C’est de justesse que Harry ne tomba pas en bas du troisième étage lorsque la chatte lui passa encore entre les jambes. Mais il réussit heureusement à la semer en arrivant un premier étage en faisant un détour par un autre corridor. Une fois dehors Harry vit que le parc de Poudlard tout entier était baigné dans la lumière très douce, à peine visible. Harry décida de se rendre au cercle de pierres. Peut-être le Professeur Chang y était-elle encore ? C’est alors que Harry se rendit compte qu’il avait oublié sa carte de Maraudeur. Comment avait-il pu être aussi bête ? Pourquoi était-il si distrait aujourd’hui ? Il n’avait pas le temps de retourner la chercher. Prudemment, il s’y rendit tout de même, faisant bien attention de rester à une certaine distance des sources lumineuses. Une fois arrivé au cercle, Harry vit que cette partie du parc était demeurée dans la noirceur de décembre et que la neige avait une teinte bleutée. Il n’y avait de traces du Professeur Chang nulle part. Seuls quelques bouts de bois brisés avaient été laissés dans la neige. Puis, quelque chose bougea sur la neige. Lorsqu’il s’approcha davantage, Harry sortit sa baguette et fit un peu de lumière. À son plus grand étonnement, il vit le visage familier de Dobby qui était en train de ramasser les bouts de bois en question. Il allait lui demander ce qu’il faisait lorsque… - Ta cape peut faire disparaître bien des choses, Potter, mais pas tes empreintes dans la neige, dit une voix derrière lui. Harry fut sidéré. C’était impossible. Il fut incapable de bouger durant quelques secondes. Tranquillement, il se retourna, puis sortit de sous sa cape. Ça ne pouvait pas être vrai. - Në…Nëmy ! Qu’est-ce que…qu’est-ce que tu fais… ici ? s’exclama Harry, abasourdi. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!! 
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|  | | Mahee

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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Jeu 3 Aoû - 23:31 | |
| Harry Potter et le Cercle MauditChapitre XXIV : Les Démons Du Passé (4e Partie)Se tenant debout sur l’une des pierres, face à la forêt, un grand bâton à la main, la jeune fille ne se retourna pas pour le regarder, mais sourit légèrement. Harry s’approcha rapidement de Nëmy. Elle ne pouvait pas être là. C’était insensé. - Si tu veux rester en vie, Potter, n’approche pas, dit-elle, le plus simplement du monde. Harry retint un rire qui n’en était pas un. C’était une menace ? Il ferma les poings. Ce qu’avait lu Harry plus tôt dans la journée lui revint instantanément en mémoire. - Tu sais très bien ce que je veux dire ! Depuis quand es-tu ici ? demanda-t-il d’un ton un peu agressif. Et toi, Dobby, qu’est-ce que tu fais avec elle ? La jeune Bulgare haussa les épaules et s’accroupie en regardant le sol. - Bof…Je ne sais pas trop… Quelques heures…Une journée peut-être…J’ai passé mon temps à dormir…J’en ai perdu des bouts, disons, dit-elle en riant. Dobby est simplement venu m’aider, c’est tout, expliqua-t-elle sans faire attention au ton de Harry. - Oui, répondit Dobby d’une petite voix. Dobby est seulement venu aider la petite demoiselle. - Dobby, je t’ai déjà dit d’arrêter de m’appeler comme ça… Harry se retourna vers la jeune Bulgare. - Alors ils ont décidé de te relâcher ? Harry fixa Nëmy. - Ils ont libéré la Panthère de sa cage ? Nëmy releva la tête et le regarda quelques instants. Puis elle se releva avant de sauter et d’atterrir juste devant lui. Dobby lui se pinça les oreilles et vint se placer près de Harry. - Non…Mr Potter ne doit pas provoquer… - Laisse Dobby. Vas-y Potter… Qu’est-ce que tu as à me dire ? - C’est vrai ? demanda-t-il. - Tu sais mieux que moi que le trois-quarts de ce que ce journal raconte est une déformation de la réalité, répondit-elle calmement. Le feu dont fait mention la Gazette s’est déclaré dans le hangar de ma grand-mère… C’est Ivan qui pratiquait un sort. Et la « tentative de noyage » n’était qu’une compétition entre moi et Viktor, à qui restera le plus longtemps sans respirer. Et le vol dans le bureau de ma prof était vraiment dans le but de changer ma note. - Et Eric Corian? dit alors Harry sur un ton de défi. - Oh non… fit Dobby d’une petite voix. Nëmy étouffa une exclamation et fixa Harry. Des larmes étaient montées à ses yeux. D’un geste vif, Nëmy planta le bâton dans la neige et s’éloigna. Harry fut pétrifié. Jusqu'à la dernière seconde, même sans l’admettre, il avait cru qu’elle était innocente…mais là…c’était autre chose. Il courut la rejoindre. - Nëmy…explique-moi. - C’est un jeu qui a mal tourné… Harry lui prit le bras et la tira par en arrière. - Un jeu ? Un jeu ??? Nëmy !!! Un gamin de six ans est mort par ta faute ! C’est ça que tu appelles un jeu ? Nëmy se retourna vers Harry, la rage dans les yeux et se défit de son étreinte. - Tu crois que cela ne me fait rien ?!! Tu crois que ça ne me rend pas malade ?!! Depuis deux ans, j’essaie de comprendre ce qui s’est passé et je n’y arrive pas. Depuis deux ans, je n’ai que cette image en tête…Ce petit garçon qui était sur le point de se faire décapiter vivant avant que j’arrive…Je n’ai pas réussi à le sauver ! Et je n’ai que cette pensée qui me ronge ! Si j’avais parlé avant, si je… rien de tout cela ne serait arrivé…Rien ! Tu comprends !!! Elle s’effondra sur le sol et éclata en sanglots. Dobby, qui les avait suivi, s’approcha de Nëmy et tenta de la consoler. - La pet…Miss …Van Tchev ne doit pas se mettre dans un tel état. Dobby sait…Et Dobby dit que cela n’est pas de votre faute. Elle ne pouvait pas savoir… Harry se sentit mal. De voir Nëmy aussi défaite lui faisait réaliser qu’elle n’avait peut-être pas voulut cela. Elle avait encore une conscience. Durant l’après-midi, Harry l’avait presque considérée au même titre que les Mangemorts, mais il se rendait compte qu’il avait eu tort. Il lui tendit la main pour l’aider à se relever. - NON !!!!! Elle repoussa sa main avec violence. - Tu n’as pas compris ! Reste à distance de moi ! s’écria-t-elle en se relevant. Puis elle s’éloigna. - Je voulais seulement t’aider, dit-il, pris entre la pitié et la rage. Elle revint sur ses pas et le fixa intensément dans les yeux. - Tous ceux qui m’ont aidé un jour, ont soit fini par me trahir, ou bien ils sont morts aujourd’hui, Harry. Alors dis-moi…dans quel clan es-tu ? Ce soir-là, Harry resta longtemps dans le parc, à se le demander. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!!  |
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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Ven 1 Sep - 15:13 | |
| Harry Potter Et Le Cercle Maudit Chapitre XXV : Le Livre RougeCouché sur son lit, Harry n’arrivait pas à trouver le sommeil, trop préoccupé par le retour de Nëmyria à Poudlard. Comment était-ce possible ? Qu’est-ce qu’elle faisait là, alors que le journal avait dit qu’elle était toujours à Azkaban ? Cela n’avait aucun sens pour lui. Il se retourna et s’endormit. Le lendemain matin, Harry se leva tôt et tenta de la trouver. Il demanda l’aide de certains personnages et fit même appel à une certaine Violette pour aller voir si la jeune bulgare n’était pas dans le dortoir des filles de Griffondor. Nëmy n’y était pas. Ils ne la trouvèrent nul part. Avait-il rêvé ? Déçu et confus, Harry dirigea ses pas vers la Grande Salle, d’un pas lent. Arrivé près du hall d’entrée, il croisa Ron qui s’apprêtait à monter les escaliers. Ce dernier semblait fatigué. - On dirait que tu as passé la nuit dehors, lui dit Harry en souriant. Mais Ron n'entendait pas à rire. - Cela ne te regarde pas. - Oh ! Excuse-moi... Qu’est-ce que tu as ? demanda Harry. - Ça va, merci de t'en inquiéter, répondit Ron sur un ton plutôt agressif. Puis il monta les escaliers quatre à quatre sans se retourner. Harry ne comprenait pas ce qu’il avait fait de mal et cela le frustra. Il remontait les escaliers pour rejoindre Ron lorsqu’il sentit quelqu’un l’attraper par le bras. - Bonjour Harry ! s’exclama une voix douce et joyeuse à ses côtés. C’était Ginny. - Euh…Salut, ça va ? lui demanda Harry, quelque peu déconcerté par le soudain entrain qu’elle montrait. Qu’est-ce qui arrive à ton frère ? - Laisse-le, lui dit-elle. Ce n’est pas important… Il a reçu un hibou ce matin qui l’a mis de mauvaise humeur, je crois…laisse tomber. - Oui, mais… - N’insiste pas… coupa-t-elle. Harry regarda Ginny dans les yeux et celle-ci ne détourna pas le regard. Certes, elle était décidée. Harry rebroussa chemin en soupirant. Elle avait peut-être raison…À chacun ses petits secrets non ? Il était en effet le premier à en avoir. Tous deux entrèrent dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Lorsque Harry tenta de revenir sur le sujet, Ginny feignit de ne pas l’entendre avec un : « Tu peux me passer le beurre d’arachides ? » « Oh ! Tiens Kaho vient d’arriver » et aussi un « Ce jus de citrouille est meilleur que d’habitude… » Et lorsque Harry insista davantage, il n’eut comme réponse qu’un : - Rien de bien important, je t’assure… Il est juste fatigué et un peu préoccupé. - Ce sont les examens qui le mettent dans cet état ? - Surtout les métamorphoses je suppose, dit la petite sœur de Ron en se versant un verre de lait. Harry prit donc son petit-déjeuner en compagnie de Ginny, car Hermione ne se montra pas non plus. Ce n’est que plus tard cette journée-là qu’il finit par la retrouver dans la bibliothèque, où les murmures prenaient la place de l’étude. Comme à son habitude, Hermione était ensevelie sous des piles de livres. - Je cherche des informations sur la famille Corian, expliqua-t-elle à Harry. Ce dernier soupira. Lui aussi commençait à en avoir assez des histoires de Nëmyria. - Tu n’as qu’à lui demander, dit-il. Hermione se retourna vers un groupe de jeunes première année de Poufsouffle un peu énervés, qui ne cessaient de parler, puis regarda de nouveau Harry d’un œil critique. - Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle. - Elle … Elle est revenue… dit-il, quelque peu interrompu par un autre groupe d’élèves bruyants dans la bibliothèque. Que se passait-t-il ce matin ? Depuis quand les jeunes de Poudlard faisaient-t-ils abstraction des menaces et colères de Madame Pince ? Il regarda autour de lui, puis reporta son attention sur Hermione. - Je l’ai croisée hier soir. - Pourquoi ne me l’as-tu pas dis tout–de-suite ? s’exclama alors Hermione. - Parce q… Ses paroles furent à nouveau interrompues par de puissants murmures que personne ne pouvait à présent ignorer. Certains s’étaient même levés pour s’approcher des fenêtres. Hermione se leva d’un bon. - Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle d’un ton digne de Percy Weasley. - Il y a une Miko ! Il y a une Miko !! s’exclama une petite voix encore enfantine derrière Harry. Un jeune Serdaigle que Harry reconnut bien vite se précipita vers les fenêtres, le nez contre la vitre. - Chut Kaho… calme-toi. Lorsque Harry se retourna, il vit près de lui Cho Chang. Le cœur de Harry ne fit qu’un bond. Il hésita un peu à lui adresser la parole, mais sa curiosité prit le dessus. - Et c’est quoi une Miko ? demanda-t-il avec un sourire incertain à la jeune fille. Cho lui sourit en retour. - C’est plus compliqué que cela, mais disons simplement que c’est le nom que ma famille donne aux démontologues. Le sang de Harry ne fit qu’un tour dans ses veines. Elle était déjà là… C’était un cauchemar. Les jambes de Harry devinrent molles, mais cela ne parut pas vraiment. Hermione tenta de s’approcher de la fenêtre la plus proche. - Qu’est-ce qu’elle fait ici ?? demanda-t-elle. L’école est l’endroit le mieux protégé contre les Forces du Mal. - Si un problème vient de l’intérieur, Miss Granger, même les meilleurs boucliers ne peuvent venir à bout du problème. C’était la grand-mère de Cho qui venait d’apparaître. Harry se dit que sa présence n’était pas le fruit du hasard. - Mais ne vous inquiétez pas mes enfants, Miss Mignère n’est là qu’à titre d’observatrice. Luma n’est pas avec elle. - Qui est Luma ? demanda Hermione - L’assistant de Amélie Mignère. Très sympathique… pour un démon. - Les démons existent vraiment ? demanda Harry, inquiet. Je pensais que c’était un mythe. - Effectivement mon jeune ami. Puis, voyant le visage anxieux de Harry, elle ajouta : - Ne vous inquiétez pas des termes… Ils sont loin de l’image occulte que les gens leur ont donnée depuis des siècles. Ce sont simplement des créatures magiques qui s’apparentent aux hommes, mais dont les pouvoirs sont différents…plus bestiaux, dit le Professeur Chang. D’où les restrictions ministérielles à leur égard… L’homme craint ce qu’il ne connaît pas… - Vous voulez dire que ce sont des humains avec des pouvoirs… euh… animaux ? demanda Hermione, incertaine d’avoir bien compris. La vieille dame demeura pensive. - Ou bien des animaux dotés de paroles. Qu’est-ce qui différencie ces êtres des autres créatures magiques vous demandez-vous Mr Potter ? dit-elle avant que Harry n’ait ouvert la bouche. Leur conscience sociale. - Ils ne s’attaquent pas vraiment aux autres pour survivre, dit Cho. Ils le font surtout par cupidité, vengeance, lassitude ou égocentrisme. Certains types sont pires que d’autres… Mais il y en a aussi de très gentils. Ceux qui se nourrissent de plantes ou encore ceux qui veillent sur nos forêts. Par contre, ceux qui s’allient aux humains sont considérés comme des traîtres. Et les Hanyo sont très mal vu. - Les quoi ? demanda Harry. Il se trouvait bête. - Les enfants hybrides. C’est le terme que nous utilisons pour désigner les demi-démons, dit Cho en souriant. Yo veut dire : Être surnaturel ou magique. Les gens les appellent aussi des Sans Race ou des Chimères pour les insulter, mais c’est une erreur. Rien à voir avec une créature à trois têtes. - À l’origine, ces créatures venaient de l’extrême est de l’Asie. C’est en lisant dans les livres historiques que vos ancêtres ont pris connaissance de leur existence. Voilà pourquoi les termes japonais prévalent. - Mais nous n’en avons jamais entendu parler, dit Hermione. - Les jeunes ne peuvent pas en parler, car pour la plupart, leurs parents prennent ces créatures magiques que pour des croyances populaires, se mêlant aux mythes moldus et religieux. Et ceux qui en savent plus n’en parlent simplement pas, car ils n’en voient pas l’intérêt. Vous savez, il y a des mythes et des légendes même chez les sorciers… Certains croient que la simple mention de leur nom, engendra un malheur considérable - Comme Vol… Comme Vous-Savez-Qui, dit Harry a voix basse, se rappelant soudain qu’il était dans la bibliothèque près d’une Madame Pince pas très commode. Le professeur Chang eut un petit pincement de lèvres que Harry discerna comme un sourire. - Beaucoup de gens le pensent surhumain… Ou encore cruel. Quoi qu’il en soit, ces créatures magiques existent, malgré qu’il n’y en ait plus beaucoup en Europe…Il n’y en a jamais eut énormément non plus, dois-je dire. La puissance de ces êtres s’accroît et ils se multiplient en temps de guerre ou de famine… - Pourquoi cela? demanda Hermione. - Parce que plusieurs sont prêts à donner leur âme pour survivre tout simplement. Hermione sembla horrifiée. - On peut en devenir un grand-mère ? demanda Kaho, intrigué et attentif. - Bien sûr, par transfert magique ou mauvais sort…Je pense que c’est la spécialité de Amélie Mignère. Et si nous allions souhaiter la bienvenue à cette jeune et gentille demoiselle ? dit le Professeur en s’approchant doucement de Kaho. Tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux. Ce dernier répondit par un large sourire et tous deux, accompagnés de Cho Chang, se dirigèrent vers la sortie de la bibliothèque. Sans même échanger une parole, Harry et Hermione rangèrent leurs affaires et les suivirent. Arrivés dans le hall, Harry vit une troupe de jeunes sorciers qui attendaient avec intérêt et impatience l’entrée dans le château de ce professeur de Beaux-Bâtons. Lorsque les portes du château s’ouvrirent enfin, Harry aperçu au loin une jeune femme dans la trentaine, une simple valise à la main, regardant avec intérêt l’endroit où elle se trouvait. Elle était grande, avait des cheveux noirs attachés sur sa nuque, et était vêtue d’une grande robe de velours bleu marine et d’une cape dans les mêmes teintes. Elle n’avait rien de méchant, rien de mystérieux comme Harry se l’était imaginé. Il en fut quelque peu déçu. À la suite de cette jeune femme, plusieurs elfes de maison étaient étrangement sortis de leur cuisine et autres recoins pour transporter d’énormes malles et autres coffres de rangement dont certains avaient une forme bizarre ou bien des particularités, comme des cornes, des liens ou encore des chaînes. Dumbledore fit alors son apparition, suivit par le professeur McGonagall. Ce dernier se dirigea vers Miss Mignère avec un large sourire. - Je vous souhaite la bienvenue à Poudlard. Je suis Albus Dumbledore, le directeur de cette école, dit-il en lui serrant la main. J’espère que vous avez fait un bon voyage. Je vous présente le professeur McGonagall, directrice adjointe et chargée du cours de métamorphoses. Le professeur McGonagall s’avança alors à son tour. La nouvelle venue, par contre, regarda les deux personnes devant elle avec un sourire quelque peu figé. - Bonnejour, moi être enchaînée de tous vouard, dit-elle en rougissant. Harry sourit. Son anglais était plus que douteux, mais Dumbledore ne sembla pas s’en faire outre mesure. Hermione, elle, semblait prendre la nouvelle venue en pitié. - Cela doit être vraiment affreux de se retrouver parmi tant de gens et de ne pas être comprise. Puis Dumbledore invita la démontologue à le suivre dans la Grande Salle pour dîner. On pouvait voir sur le visage des élèves que plusieurs auraient aimé manger une nouvelle fois pour avoir la chance d’observer la nouvelle venue plus à loisir, mais on leur fit bien comprendre que démontologue ou pas, les examens n’en seraient pas plus faciles … - Hey, vous avez entendu ? Il paraît que l’examen de botanique se fait en équipe, s’exclama Dean Thomas, le souffle court, alors que ce dernier arrivait à la table des Griffondor pour le petit-déjeuner. Il avait entendu la nouvelle d’un groupe de Serdaigle en descendant vers la Grande Salle et était venu prévenir ses amis au pas de course. Tous les élèves se regardaient, incrédules. Certains poussèrent des exclamations de joies, d’autres semblaient moins enjoués par la nouvelle. - C’est insensé, dit Hermione en se tournant vers Harry et Ron. Ce dernier affichait un sourire radieux. - On peut se mettre en équipe si c’est possible ? demanda-t-il à Harry. - Cela ne donnera rien, Ron. C’est impossible de faire un examen en équipe. Et pourtant Hermione avait à moitié tord. Une fois entrés dans la serre numéro 4, les élèves de Poufsouffle et de Griffondor eurent un choc en voyant toutes les plantes et les équipements nécessaires pour le test de ce matin. Tout y était, de la paire de ciseaux à l’extracteur de sébum végétal (sorte de seringue capable d’extraire tous les éléments essentiels provenant d’une plante alors qu’une simple décantation était insuffisante) en passant par les engrais magiquement modifiés. Une fois que tout le monde eut pris place autour des quatre grandes tables qui avaient été mises à leur disposition les élèves, anxieux, attendaient les directives du professeur Chourave pour procéder. - Aujourd’hui, comme vous le savez tous, vous avez votre évaluation sur toutes les plantes sébacées, connues des moldus ou non. Comme vous avez peut-être remarqué, il y a plusieurs tables. Je veux que vous formiez de petits groupes de quatre personnes. Vous allez travailler en équipe. L’évaluation portera non seulement sur la tâche qui vous est allouée, mais également sur votre capacité à signaler les erreurs des autres membres de votre équipe. Alors il ne suffit pas de reproduire ce que nous avons vu en classe, mais de mettre à contribution votre savoir et vos aptitudes. Par contre, vous ne pouvez pas faire le travail de vos coéquipiers. Vous devez vous contenter de lui signaler qu’il ou elle a fait une erreur. Cela vous donnera également un aperçu de ce que vous attend pour vos BUSEs. Je vous laisse le choix des équipes, mais ne soyez pas dupes, l’amitié passe en second lieu dans ce genre d’exercice, leur dit-elle avec un sourire bienveillant. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!!  |
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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Ven 1 Sep - 15:14 | |
| Harry Potter Et Le Cercle Maudit Chapitre XXV : Le Livre Rouge (2e partie)Les élèves se mirent tous en place. - Tu parles d’un exercice, maugréa Ron lorsqu’il vit la tâche qui lui avait été attribuée. Harry, Hermione et lui étaient dans la même équipe que Seamus. La tâche de ce dernier était de trouver les diverses parties des plantes qu’ils devaient utiliser et les mettre à la disposition de ses partenaires. Ils devaient en effet guérir une plante mourante, faire plusieurs décantations, nourrir la terre correctement, et enfin planter une nouvelle génération de plantes carnivores issues d’une mère. Pour que cette jolie entreprise fonctionne, Hermione s’était chargée des divers engrais nécessaires, soit pour la plante à sauver, et pour les pousses en devenir. Ron coupait les racines, les bulbes, les feuilles et les tiges dont ils avaient besoin. Harry quant à lui avait la délicate tâche de décanter et mélanger les ingrédients modifiés. Tout ceci était très délicat, et tous travaillaient avec soin et concentration. - Je crois que tu mélanges trop vite, Harry, lui avait dit Ron - Et toi fais attention, tu coupes trop les racines que j’ai mises de côté pour nourrir la terre. C’est le bulbe qui est important. Et ne coupe pas celles-ci, lui dit Seamus en pointant les dernières racines qui restaient. - Oui, oui, ça va merci. Pourquoi tu n’es pas allé les mettre à coté de Hermione ? D’un geste nonchalant, Ron coupa le bout des racines et alla les porter à Hermione. Cette dernière le regarda d’un œil critique, mais ne dit rien. Elle brûla les racines intactes légèrement pour les faire noircir et les mit ensuite en terre. De son côté, Harry était concentré sur le mélange qu’il était en train de faire. Il ne devait pas ajouter trop d’eau chaude sinon il devrait tout recommencer. L’écorce de bouleau ne voulait pas se séparer et les feuilles de jasmin avaient collé au fond du récipient. Redoublant d’efforts, il réussit à en récupérer une partie. C’était le temps d’ajouter les tiges de camomille qui avaient baigné dans une solution saline depuis plus de deux jours. Une fois retirées de la solution, ces dernières ne devaient en aucun cas entrer en contact avec une surface, hormis le récipient contenant la mixture, sinon elles devenaient inefficaces. Harry fit signe à Seamus d’approcher. Toute l’équipe retint son souffle. Harry prit les feuilles une par une avec de petites pinces métalliques. Elles étaient difficiles à détacher du lot. - Attendez, je vais vous aider, leur dit Ron en tentant de les décoller avec la lame de son couteau. - Non, ça va, répondit Harry. - Tu les prends trop bas, continua Seamus, … Arrête, laisse-moi faire… - Tout va bien, je les … AIE ! s’exclama Harry. - Harry ! Ça va ? s’exclama Ron, consterné. - Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Hermione. Harry venait de se couper sur le couteau de Ron. - Ce n’est rien, lui assura Harry. - Tu aurais dû me laisser faire… Tiens, prend ça. Ron lui tendit du papier absorbant. Harry l’enroula autour de sa main. - C’est ma faute, dit alors Seamus. Excuse-moi. - Je vous répète que tout va bien. Ce n’est rien, Seamus. Il vaudrait mieux continuer si nous ne voulons pas perdre de points. Harry ajouta les dernières feuilles et la décantation continua. Hermione avait fini de préparer la terre. Il ne restait plus qu’à y mettre les nouveaux bulbes. Seamus alla porter la plante mourante près de la fenêtre. Après quelques minutes de nettoyage, tout fut terminé. Le professeur Chourave vint examiner leur travail. Tout semblait en ordre. Ils auraient une bonne note. - Voulez-vous un bandage pour votre main, Mr Potter ? - Non merci, professeur, je vous en remercie. La lame n’a fait qu’effleurer la peau. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. En sortant de la serre, Hermione regarda le ciel d’un œil critique. Il neigeait abondamment et un vent sec soufflait constamment. - Décidément, la nature ne nous fait pas de cadeaux ces jours-ci. Hier, la grêle, cette nuit le verglas et maintenant les rafales de vent. Et il paraît que c’est à cause de la tour qui a explosé. - Qu’est-ce que tu racontes ? lui demanda Ron. - Si, je vous le jure. J’ai entendu le professeur McGonagall en parler avec le professeur Chang. Elle disait que pour reconstruire la tour, il faut une grande quantité d’énergie magique, car toutes les pierres doivent être à nouveau soumises à toutes les protections que l’école possède depuis plus de 500 ans. Et que par conséquent, cela affectait l’espace environnant tout autour de l’école. - L’autre soir, j’ai vu de petites lumières dans les ruines, et le professeur Chang m’a dit que c’était le bouclier qui tombait en morceaux. - Quand cela ? demanda Ron. - Euh… Dimanche, je crois. Juste avant que je tombe sur Nëmy. - Hum… Je vois, se contenta de dire Ron. Harry leur avait raconté ce qui s’était passé cette nuit-là et Ron avait alors dit qu’il ne le croyait pas, que c’était impossible, ce qui avait déclenché une énorme dispute entre lui et Hermione. Depuis, lorsque le sujet était abordé, Ron se contentait de regarder ailleurs et de marmonner. Hermione le foudroya du regard, mais ne dit rien. Harry était frustré que Ron ne le croit pas, mais après tout, c’était vraiment insensé… et il n’avait pas revu Nëmy depuis. Puis ils se dirigèrent vers l’école pour le cours de Divination. Hermione leur dit au revoir au quatrième palier, tandis que les garçons continuèrent leur chemin. - Je me demande si elle va encore dire que « quelque chose de terrible va se produire » comme lors du dernier cours, plaisanta Harry. Je commence à en avoir assez… Ron sourit et ses yeux brillaient d’amusement. - Et me dire que je ne suis pas « en harrmonie avec mon karrma. » Harry se tourna vers Ron. - C’est quoi cet accent ? - Je blague, c’est tout… Harry et lui se mirent à rire. - Je la trouve encore plus bizarre que d’habitude… continua Harry. - Est-ce possible ? lui répondit son ami en arrivant à l’échelle menant à la classe de Divination. Plus tard cette journée-là, Harry se rendit à la bibliothèque pour faire ses devoirs de fin de trimestre. Hermione était encore là. Elle faisait son travail d’Enchantement. Harry s’installa pour travailler. Tous deux demeurèrent silencieux, voulant bien faire les choses et surtout finir enfin. Ils y passèrent beaucoup de temps. Ron vint les rejoindre un peu plus tard. L’atmosphère était encore lourde et électrisée par leurs dernières discussions. - Ginny te cherchait tout à l’heure, lui dit Hermione. - Qui ? - Ron ? Réveille-toi ! Ginny ! Ta sœur, voyons ! - Oh oui oui, je sais. Pardon, j’avais compris Jimmy. - Je ne croyais pas que je parlais si mal que ça… - Je t’ai dit que je m’excusais, qu’est-ce que tu veux de plus ? - Rien… - Si c’est comme ça…soupira Ron. Il se leva pour partir, mais ne bougea pas. Il fixait quelque chose derrière l’épaule de Harry. - Vous avez vu ? Lorsque Harry se retourna pour regarder, il vit que de nouvelles lumières étaient apparues dans un des rayons de la bibliothèque. C’était étrange étant donné que le professeur Chang lui avait dit que c’étaient des parties du bouclier du château. Pourquoi y en avait-il à l’intérieur ? Et, fait encore plus surprenant, ces lumières se limitaient à une section bien précise. Curieux, Ron se dirigea vers elles. Harry fit de même. - Ron, fais attention ! s’exclama Hermione. Elle s’était levée à son tour et avait suivi Ron. Ce dernier avait tendu la main vers l’une d’elles. Malgré l’avis contraire d’Hermione, il y toucha. - C’est rigide, dit-il alors qu’il en tenait une dans sa main. Harry en prit une aussi et la regarda. La lumière que cette petite sphère émettait n’était pas aveuglante et changeait de couleur. Après qu’il l’eût tenue quelques instants, Harry sentit une grande chaleur parcourir sa main, son bras et le reste de son corps. Il avait l’impression de ressentir plus de choses. Il n’avait pas le sentiment d’être plus fort, mais quelque chose était différent. Puis la lumière disparut. - Je crois qu’il vaudrait mieux s’éloigner, leur dit Hermione, qui n’avait pas touché aux sphères flottantes. - Allez viens, Ron, dit Harry en le tirant par le bras. Ils retournèrent à leurs places et continuèrent leur travail, mais Harry eut de la difficulté à se concentrer, pensant à ces petites lumières. Pourquoi étaient-elles dans le château ? Se pouvait-il qu’il y ait un bouclier à l’intérieur également ? Harry finit par chasser ces pensées de son esprit et retourna aux enchantements. Vers vingt et une heure, Ron décida d’aller se coucher. Peu de temps après, Harry décida qu’il en avait assez également, et proposa à Hermione de retourner dans la salle commune. Proposition qu’elle s’empressa d’accepter. Mais alors que Harry s’apprêtait à ranger ses choses dans son sac, il constata que ce dernier contenait un livre. Un livre rouge, vieux, sans titre visible. Harry ne l’avait jamais vu. Qui avait bien pu mettre ce livre dans son sac ? Est-ce qu’on l’avait fait exprès ? Harry regarda autour de lui, incertain. - Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Hermione. - Rien…je…je pensais avoir égaré quelque chose, mentit-il. Pourquoi n’avait-il encore rien dit ? Harry ne pouvait même pas se l’expliquer, mais il voulait d’abord examiner ce livre avant d’en parler. Harry voulait en avoir le cœur net. Lorsqu’ils furent arrivés dans la salle commune, Harry feignit une fatigue soudaine et souhaita bonne nuit à Hermione. Il savait que cette dernière ne le croyait pas, mais elle ne dit rien, et Harry lui en fût reconnaissant. En quatrième vitesse, il monta se coucher, se dirigea vers son lit, puis sortit le livre de son sac d’école. Ce livre avait l’air très ancien et semblait renfermer de nombreux secrets. Il feuilleta rapidement les pages et y vit des images saisissantes de créatures magiques que Harry n’avait encore jamais vues. Il y avait également d’anciens textes qui semblaient receler de puissantes incantations. Puis soudain, Harry découvrit dans le livre une note écrite sur un bout de parchemin. Le cœur battant à tout rompre, Harry mit la main sur la note et lu : « Puisse ceci te donner les réponses que tu cherches »D’un mouvement sec, Harry referma le livre. Cela ne pouvait pas être vrai. On avait voulu lui jouer un tour. « Était-ce possible que Ron ait voulu… » Mais une pensée ne cessait de hanter Harry. Ce n’était pas un tour. Mais comment était-ce possible ? Quelqu’un savait… Quelqu’un savait ses plus grandes peurs. Les doigts tremblants, Harry inspira profondément et rouvrit le livre rouge. « Les démons purs, Youkai ou Oni, sont des créatures maléfiques, avides de pouvoir. Les liens qui les unissent à la race auxquelles ils sont apparentés sont très puissants. L’apparence des Oni provient de leur nature bestiale, mais ils peuvent aussi être de nature humaine. Certains types de Youkai, les démons d’apparence humaine, sont cruels et dangereux, car ils sont traîtres, vils et n’ont pas de conscience. Leur puissance magique leur confère des aptitudes, des habiletés hors du commun et une longévité impressionnante. Ils sont presque immortels »Harry referma le livre. Serait-ce possible que ses propres habilités à faire de la Magie ne soient pas dues à ses parents, mais à autre chose ? Agissait-il parfois avec violence et égoïsme ? Oui… On le lui avait reproché… Les pouvoirs qu’il avait reçus de Voldemort alors qu’il n’était qu’un enfant auraient-ils changé sa nature ? Était-ce si insensé de croire que lui, Harry Potter, était en quelque sorte devenu une créature semblable à celle contenue dans ce livre ? Le professeur Chang n’avait-elle pas dit qu’on pouvait les créer ? Les mains toujours tremblantes, Harry rouvrit le livre et le parcourut rapidement, souhaitant vite trouver les réponses à ses questions. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!! 
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|  | | Mahee

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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Ven 1 Sep - 15:15 | |
| Harry Potter Et Le Cercle Maudit Chapitre XXV : Le Livre Rouge (3e partie) « Les Reiumi s’apparentent à la sirène… Ces créatures ailées sont de redoutables prédateurs … Plusieurs générations… Les Hanyo, êtres hybrides, ont une longévité accrue … Les sorts conventionnels ne fonctionnent pas pour tuer ces créatures … On retrouve les Oni dans les régions éloignées et sauvages… Sorciers ayant reçu des pouvoirs d’une autre créature, humaine ou animale, les Akuma sont les pires créatures démoniaques, car ils s’apparentent aux hommes par leur apparence, mais leurs pouvoirs magiques sont tout autre. Possédant une grande source de magie, supérieurs aux Youkai, ils attirent les autres créatures et âmes noires à eux.»
Harry releva la tête. Était-ce cela ? Était-il un Akuma ? « On ne peut pas distinguer les Akumas par un signe propre, hormis parfois quelques caractéristiques physiques, telles que les oreilles pointues, des cicatrices symboliques, des griffes ou autres particularités. Il s’agit par contre de cas isolés. Ces transferts de magie se font par morsures, griffures, transfusions sanguines ou sorts conventionnels. Les conséquences de ces transferts diffèrent par le degré de magie de ‘’l’émetteur ‘’. Plus ce transfert est puissant, plus le ‘’récepteur’’ perdra sa nature humaine et s’apparentera aux créatures de sa nouvelle famille. »
Harry referma le livre. Il ne pouvait en lire davantage. Ça ne pouvait pas être vrai. Il ne pouvait pas être un Akuma. Et pourtant… Harry avait des pouvoirs que les gens de son monde, n’avaient pas. Harry portait aussi une cicatrice au front, marque d’un lourd passé, un peu comme un symbole. Voldemort était un puissant sorcier et il lui avait transmis des pouvoirs qui avaient changé sa nature, Harry en était certain. Il se prit la tête à deux mains et réfléchit, le cœur battant durement contre ses côtes. Quelqu’un savait. Une personne dans ce château avait marquée la page pour que Harry découvre la vérité. Qui avait voulu faire ça ? Les Serpentard ? Ils auraient sans doute contacté le Ministère avant. À moins que le Ministère soit déjà au courant. Non, cela n’avait aucun sens. Un professeur ? Le professeur Chang ? Pourquoi aurait-elle fait tant de mystères? Ou bien était-ce la démontologue elle-même ? Impossible, elle ne parlait pas anglais, alors comment saurait-elle l’écrire ? Harry ne dormit pas cette nuit-là, ou alors trop peu pour s’en rendre compte. Il se leva et s’habilla. Dans la salle commune, il croisa un Ron radieux près du babillard, préparant ses choses pour la journée. - Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Harry. - Tu ne sais pas la nouvelle ? s’exclama Ron. L’école a organisé une exposition dimanche soir, la veille de Noël, pour l’arrivée de la démontologue et la fin des classes du trimestre. Toutes les armes, les documents et les sortilèges de Miss Mignère vont être présentés. C’est pas super, ça ? En entendant le nom de la démontogue, le sang de Harry ne fit qu’un tour dans ses veines, mais il ne laissa rien paraître. - Ça va être intéressant. Où est Hermione ? demanda Harry pour changer de sujet. - Devine… Tous deux se dirigèrent vers la salle de Ddéfense contre les forces du Mal. Hermione vint les rejoindre, de mauvaise humeur. - Toujours rien ! À croire que la famille Corian n’existe pas. - Tu as regardé dans les Archives Moldues ? demanda Ron. - Il n’y a rien. - Étrange…j’aurais parié que tu aurais pu trouver quelque chose. - Silence s’il vous plaît, demanda le professeur Chang. Les derniers cours avant les vacances passèrent. La plupart des examens étant déjà passés, les professeurs de Poudlard ne leur firent faire que quelques petits exercices simples et amusants, sauf le professeur Rogue, qui lui leur fit passer un examen surprise sur les potions mortelles. Le dimanche soir venu, tous les élèves se rendirent à la Grande Salle pour le dernier repas avant le départ par le Poudlard Express. Harry suivait le lot d’étudiants, accompagné d’Hermione, de Seamus et de Dean, mais il ne voulait pas être là. Ron s’était volatilisé après le cours pour envoyer un hibou, mais n’était toujours pas revenu. Harry voulait être seul. La simple idée de manger lui levait le cœur, car une masse lui pressait l’estomac depuis qu’il avait ouvert ce fameux livre. - Je… je n’ai pas faim. Je vais monter au dortoir. On se rejoint plus tard ? - D’accord, dit Hermione, un peu peinée. Harry savait qu’elle aurait voulu partager son dernier repas avant les vacances avec lui et Ron, mais il n’en avait pas le cœur. Et il ne voulait pas lui mentir encore une fois sur son humeur. Harry se leva donc et se dirigea vers l’extérieur. Il monta les escaliers quatre à quatre et se rendit à la salle commune des Griffondors. Une fois à l’intérieur, Harry monta à son dortoir, prit le livre rouge, puis retourna dans la salle commune. Après s’être assuré qu’il n’y avait personne, Harry s’installa dans un fauteuil et relu le passage qu’il ne cessait de voir et revoir en pensée depuis l‘autre nuit. Il referma le livre et se leva. Cela l’obsédait. Un feu était encore allumé dans la cheminée. Harry s’en approcha appuyant son front contre son bras, fixant les flammes dansantes. Voulait-on lui faire comprendre qu’il était un de ces êtres démoniaques dont il fallait se méfier ? Il en était certain maintenant. Quelque chose ne tournait pas rond avec lui, mais personne n’avait eut le courage de le lui dire en face ! Harry était en colère, mais il ne pouvait dire contre qui ou contre quoi. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il était en colère et que cela le soulageait. Puis il se demanda : « Est-ce qu’un homme normal réagirait ainsi ? » Il se mit alors à penser à toutes ces choses étranges qui lui était arrivées depuis qu’il avait connaissance de son appartenance au monde de la magie. Quirrell, les Détraqueurs, les Mangemorts, Voldemort. Tout ceci avait un sens. Il attirait les âmes noires à lui. C’est alors qu’un souvenir encore récent lui revint à l’esprit : - C’est exactement ce que Drago m’a dit, soupira-t-il. Il a compris avant moi. - Alors Drago ne sait pas de quoi il parle. Harry se retourna. Il vit le visage amical de Nëmy à quelques pas de lui. Il ne l’avait pas remarquée. Comment avait-elle fait ? Son visage semblait triste, mais tout de même serein. En la voyant ainsi, Harry se détourna rapidement, mais ne s’éloigna pas du feu. Il avait quelque chose de rassurant. Elle s’approcha de lui. - Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il. Si ton but était de me faire passer pour un fou en te cachant dans le château, c’est réussi. - Loin de moi cette idée. - Alors pourquoi tant de mystères ?! s’exclama Harry en se tournant vers elle. - C’est le professeur Dumbledore qui le veut ainsi, et je crois que c’est pour le mieux. Je ne dois pas sortir seule…Je ne suis pas assez remise… Nëmy garda le silence quelques instants et Harry remarqua qu’elle semblait plus fatiguée que d’habitude, mais que cette lueur étrange qu’il avait vue à Azkaban, ne semblait plus être là. - Bon… alors ? dit-elle. - Alors quoi ? - Es-tu un peu rassuré ? - Rassuré pour quoi ? Elle lui accorda un sourire que Harry connaissait trop bien. - C’est toi qui as mis ce livre dans mon sac ? demanda-t-il, incrédule. - Oui, c’est moi, affirma-t-elle. - Pourquoi ? - J’ai simplement deviné juste… Parce que je me reconnais en toi Harry… Il fronça les sourcils, mais ne dit rien. - Lorsque je suis arrivée ici, continua-t-elle, j’ai longtemps cru que je n’étais pas normale. - Qu’est-ce qui te faisait croire ça ? - Le fait que, comme toi, j’ai des pouvoirs que d’autres n’ont pas … Harry la dévisagea. - … et alors que j’étais dans la Réserve, j’ai lu des ouvrages sur les Onis et les Akuma. Et j’ai alors cru que j’en étais un, car tout concordait. Puis lorsque j’ai lu celui que j’ai mis dans ton sac, cela m’a rassurée. - Rassurée ? Comment ce livre a pu te rassurer ? - J’en déduis donc que tu ne l’as pas lu au complet… - Cela ne te regarde pas… Mais dis-moi… de quels pouvoirs parles-tu Nëmy? demanda-t-il, incertain. La jeune fille croisa les bras, s’appuya contre le bord de la cheminée et le regarda intensément. - Ah…Soit !...Je pourrais très bien te répondre la même chose alors… Puis elle détourna les yeux pour regarder par une fenêtre au fond de la salle commune. - …mais je vais te le dire. Te souviens-tu de mon premier cours de Soins aux créatures magiques ? Te souviens-tu de ce qui s’est passé ? - Euh… Les centaures sont sortis de la Forêt interdite ? dit Harry, se demandant où elle voulait en venir. - Oui…Crois-tu qu’un sorcier de mon niveau aurait été capable de le dire ? - Mais à Azkaban tu m’as dit que cela était dû au fait que tu avais passé beaucoup de temps dans la Forêt interdite. Tu as menti ? - Je ne peux toujours pas mentir, Harry… - Tu le pouvais à ce moment là ! Nëmy soupira, - Je sais ce que je t’ai dit…Et je le croyais…Mais après avoir passé beaucoup de temps seule à penser, je me suis rendue compte que j’avais tord. Tu vois Harry, je suis capable de te dire où est chaque personne dans le château, dans le parc, ou bien même dans la Forêt interdite. Je vois mieux la nuit que le jour. Et la lune m’affecte comme… - Comme les loups de la Forêt… - Oui, murmura-t-elle. Je ne me transforme pas, mais c’est presque pire… - Et tout ça parce que tu as été blessée en voulant retourner chez toi… - Tu as tout compris, dit-elle en se tournant vers lui. Je réagis comme une créature magique parce que l’un d’eux a planté ses griffes dans ma chair et pourtant je ne suis pas un démon. Alors si ce n’est pas mon cas, tu n’as pas de craintes à avoir, Harry… - Comment peux-tu en être certaine ?! s’exclama alors ce dernier. La dernière phrase de Nëmy le replongeait dans sa réalité remplie d’incompréhension. Tu n’en sais rien. - Si tu avais continué à lire, tu le saurais ! Les Akuma sont des sorciers qui ont perdu leur esprit dans le processus, répondit-elle. Ils sont devenus des créatures magiques dotées de plus grands pouvoirs que ceux qui les ont transformés. Ce n’est pas notre cas. - Il y au moins une douzaine de catégorie différentes! - Tu n’es pas né avec les pouvoirs que tu crains Harry… - Je suis peut-être un autre type, alors ?! s’exclama Harry en commençant à faire les cent pas dans la salle commune pour ne pas faire face à Nëmy. Ceux qui ne perdent pas leur âme, mais font des choses qui ne tournent pas rond! À cette pensée, les mains de Harry se crispèrent. Et si le Ministère l’apprenait ? On l’étudierait jour après jour…Il devrait aussi quitter l’école à tout jamais… C’était au-dessus de ses forces. _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!! 
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|  | | Mahee

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 | Sujet: Re: Harry Potter Et Le Cercle Maudit Ven 1 Sep - 15:15 | |
| Harry Potter Et Le Cercle Maudit Chapitre XXV : Le Livre Rouge (4e partie)- Tu crois vraiment que Dumbledore te garderait ici si tu étais si dangereux ? demanda-t-elle d’un ton calme. - Tu ne comprends pas! s'exclama Harry en se tournant vers elle. Je parle aux serpents ! Elle se mit à rire. - Je parle bien à Drago Malefoy... - Je ne vois pas le rapport entre les deux, répondit Harry. - Et bien je crois qu'entre les serpents et lui, les serpents sont plus fréquentables... dit-elle en souriant. - Ce n’est pas le temps de faire des blagues, Nëmy ! J’ai reçu des pouvoirs de Voldemort qui me permettent de parler aux serpents et de sentir sa présence. Ce n’est pas la même chose que toi… Et j’ai déjà été mordu par un basilic, n’est-ce pas suffisant? Mordu, tu te rends compte ? Et je suis même pyromane à mes heures ! Nëmy cessa de rire et le regarda droit dans les yeux. - Et tu n’es pas mort alors de quoi tu te plains ? - Je sais…Mais Neville a failli y passer… et les pouvoirs de Voldemort ne sont pas disparus…Enfin je n’ai pas réessayé depuis, mais…mais ma cicatrice est toujours là… soupira-t-il en se laissant tomber dans un des gros fauteuils près de la cheminée. Nëmy s’approcha alors de lui et s’accroupit pour être certaine qu’il la regarde. - Tu penses vraiment que c’est ta cicatrice qui te rend différent ? - Je l’ai reçue lorsque le sort de Voldemort m’a touché, alors oui je le pense ! - Ce que je veux dire, expliqua-t-elle, c’est que ce n’est peut-être pas cette cicatrice, donc les pouvoirs que tu as maintenant, qui font de toi une personne hors de l’ordinaire, mais tout simplement qui tu es … C’est vrai que tu as des pouvoirs que d’autres n’ont pas, et alors ? Cela ne te rend pas plus fou que les autres. Écoute…lorsque tu utilises ces pouvoirs, lorsque tu parles à ces serpents, est-ce que tu perds le contrôle ? - Non. - Est-ce que tu perds la notion du temps ? - Non. - Est-ce que tu as l’impression de devenir quelqu’un d’autre ? - Non… Je leur parle, comme je te parle…En fait je ne m’en rends pas vraiment compte…Je le fais, c’est tout. - Mais tu restes toujours conscient de ce que tu fais, non ? Tu sais ce que tu leur racontes. - Oui…mais qu’est-ce que je suis alors, Nëmy? Je vois bien que je ne suis pas normal… soupira Harry. - Je n’ai jamais dit que tu étais normal. J’ai seulement dit que tu n’étais pas une de ses créatures à dents pointues, finit-elle par dire en se relevant. Et crois-moi, c’est rare de l’être dans cet endroit… d’être normal, je veux dire… Puis Nëmy se dirigea vers la fenêtre, l’ouvrit et inspira un bon coup. L’air frais réveilla l’esprit de Harry qui sentit alors que le poids qu’il ressentait sur ses épaules depuis quelque temps s’était soudainement volatilisé. Nëmy, quant à elle, demeura devant la fenêtre, pensive, les sourcils quelque peu froncés, comme si la noirceur de la nuit la tracassait à son tour. - Comment vont les autres ? demanda-t-elle. Et Harry lui fit un bref résumé des dernières semaines. - Et Ron et Hermione n’arrêtent pas de se disputer. - Plus ça change, plus c’est pareil… - Oui mais là, c’est à cause de toi… Ron ne m’a pas cru lorsque je lui ai dit que je t’avais vue et cela a mis Hermione hors d’elle. Et il y a aussi l’article de journal de la semaine dernière. Hermione s’est enfermée dans la bibliothèque depuis et Ron est plus distant que jamais… La jeune fille soupira. - Ah oui…Ce fameux article… Je suis vraiment désolée de l’entendre, dit-elle sur un ton un peu vague, comme perdue vers le paysage sombre devant elle. Mais dis-moi, y avait-il autre chose dans cet article que mes « problèmes » avec la justice? - Non…seulement ça….et ça faisait beaucoup…Et il y avait des photos de toi…Une avec ta famille, une prise dans une sorte de laboratoire je crois, et une… Quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ? Nëmy s’était vivement retournée vers Harry et le fixait. - Dans le lab? C’était écrit dans l’article ? demanda-t-elle. Harry fut quelque peu dérouté par la question. - Euh…Non…en fait c’est Ron qui… Euh non… C’est juste que… La jeune fille lui sourit. - Ça n’a pas d’importance…Alors tu viens ? dit-elle tout en se dirigeant vers la sortie de la salle commune - Où ça ? - Voir l’exposition. - Tu m’as dit que tu ne pouvais … - Potter… Est-ce que tu fais toujours ce que les autres disent ? Puis elle poussa le portrait. - Nëmy attends… _________________  Mahee  HPCM: 25 de 25 Online => 29 Annexes: Online !!!  |
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